Dans les années 50, les normes de soins qui régnaient, laissaient aux femmes enceintes 1 mile (1,6 km) de marche quotidienne, entre coupé préférablement en plusieurs sessions.
En 1985, le Collège Américain d’Obstétrique et de Gynécologie (ACOG) a approuvé la sécurité de la plupart des exercices aérobie, mais a placé une limite de durée (15 minutes) et de fréquence cardiaque (140 battements/min). Traditionnellement, les médecins consaillaient aux femmes qui faisaient déjà de l’ exercice de réduire leur degré d’effort habituel pendant leur grossesse et, aux femmes qui n’en faisaient pas déjà de ne pas entreprendre de programme d’exercice.
En janvier 2002, l’ACOG a publié de nouvelles directives et recommandations concernant l’exercice pendant la grossesse et le post partum: ” En l’absence de contre-indication, une femme enceinte doit être encouragée à s’engager dans une activité physique régulière, d’intensité modérée, pour continuer à tirer les mêmes bénéfices de santé durant sa grossesse comme avant la grossesse.” Ainsi, pour l’exercice dans un but de santé et de bien-être, l’ACOG encourage les femmes enceintes qui n’ont pas de complication médicale ou obstétrique à adopter les mêmes recommandations que celles établies pour la population générale. Concernant les femmes enceintes qui étaient sédentaires avant la grossesse, l’ACOG leur recommande de suivre une progression graduelle pour atteindre 30 minutes d’activité physique par jour.
En mars 2002, Sports Medicine Australia (SMA) a également réalisé un consensus sur l’exercice durant la grossesse indépendamment de l’ACOG. Sans surprise, la plupart des recommandations sont identiques, et SMA insiste et encourage l’activité physique durant la grossesse pour ses bénéfices à court et à long terme.
En juin 2003, la Société des Obstétriciens et Gynécologues du Canada (SOGC) ainsi que la Société Canadienne de Physiologie de l’Exercice (CSEP) recommandent de tenir compte des risques que représente le manque d’exercice physique pendant la grossesse: le déclin de la forme musculaire et cardiovasculaire, un gain pondéral excessif, un risque accru de diabète gestationnel et d’hypertention artérielle, l’apparition de varices et de thromboses veineuses profondes, une incidence plus élevée de problèmes physiques (notamment la dyspnée ou les douleurs lombaires) et une adaptation psychologique défavorable aux changements physiques qu’entraîne la grossesse.